Quelques nouvelles du petit monde de la chasse,
pour l'édification du genre humain
© Les auteurs, journaux et agences de presse cités dans les articles,
qui ne m'en voudront pas de les relayer

 


6 octobre 2009

Partie de chasse: un adolescent tué par son grand-père

Un adolescent de 16 ans a été mortellement touché par un coup de feu tiré par son grand-père, lors d'une partie de chasse, dimanche, près de Theuville, en Eure-et-Loir, a-t-on appris mardi auprès de la gendarmerie. Selon les premiers éléments de l'enquête, le grand-père, âgé de 70 ans, qui visait un lièvre avec son fusil de chasse, a tiré sur son petit-fils, le touchant mortellement à l'abdomen. L'adolescent est décédé durant son transport vers l'hôpital de Chartres. Le septuagénaire a été interrogé sur les circonstances du drame par les gendarmes, mais sans être placé en garde à vue.
M. Gd (avec AFP)

© Libération.fr


3 octobre 2006

Braconnage sans précédent dans le Jura (suite)

C'est la plus importante affaire de braconnage découverte en Suisse. Deux chasseurs jurassiens sont suspectés d'avoir tué 250 bêtes ces 10 dernières années, une information exclusive de TSR Jura Région. Arrêté il y a un mois, l'un des deux a avoué avoir tiré plus de 50 chevreuils, chamois et au moins un sanglier.
"Jamais le Jura n'avait connu une affaire d'une telle ampleur", a indiqué Christophe Noël, responsable cantonal de la faune. La période de chasse pour le chevreuil débute en octobre et s'achève en novembre. Celle du chamois court sur le mois de septembre. Les deux braconniers franc-montagnards ont tiré illégalement en 10 ans 250 bêtes dans le canton du Jura.
Enquête en cours
 
Les deux braconniers francs-montagnards impliqués dans cette affaire sont des frères dont l'un est garde-chasse auxiliaire. Le frère du garde auxiliaire a reconnu les faits après une nuit d'interrogatoire. Il a avoué avoir tiré et dissimulé un chevreuil dans la région de Saignelégier. Ce braconnier possède une patente de chasse française mais n'est pas au bénéfice du permis jurassien, précise l'Etat jurassien dans un communiqué.
Outre les sanctions pénales, le braconnier risque entre 1 et 10 ans d'interdiction de chasse. Son frère nie être impliqué dans les actes de braconnage mais il a été immédiatement suspendu de sa fonction jusqu'à conclusion de l'enquête judiciaire.

Daniel Bachmann, Fanny Moille, tsrinfo

© tsrinfo.ch


2 septembre 2006

JURA
Le frère du garde-chasse auxiliaire accusé de braconnage

Un Franc-Montagnard est accusé d'avoir braconné plus de 50 chamois et chevreuils depuis 2000. Son frère, un garde-chasse auxiliaire qui l'accompagnait, a été suspendu de ses fonctions. C'est la plus grosse affaire du genre dans le canton du Jura.

Les deux frères ont été appréhendés mercredi soir par la police cantonale pour avoir tué un chevreuil au moyen d'un fusil de calibre 12, a indiqué le responsable cantonal de la faune. Confirmant une information de divers médias, Christophe Noël a pécisé que, sous surveillance, ils ont été surpris en train de dissimuler la bête sur un chemin vicinal.

Les deux frères, âgés d'environ 40 ans, ont été interrogés durant plusieurs heures. Le braconnier a reconnu avoir tué plus de 50 chevreuils, chamois et au moins un sanglier. Des trophées et de la viande congelée ont été découverts à son domicile. Outre les sanctions pénales, il risque entre un et dix ans d'interdiction de chasse.

Le garde-chasse auxiliaire nie être impliqué dans les divers actes de braconnage. Il a uniquement reconnu avoir conduit son frère mercredi soir. L'enquête est achevée et le cas a été transmis au parquet. Les deux hommes ont été relâchés jeudi en fin d'après-midi.

"Jamais le Jura n'avait connu une affaire d'une telle ampleur", a indiqué M. Noël. Mais nous pensons que d'autres braconneurs importants sévissent dans le canton, a-t-il ajouté. La période de chasse pour le chevreuil débute en octobre et s'achève en novembre. Celle du chamois court sur le mois de septembre.

© ATS News Service


21 juin 2006

VAUD
Prison avec sursis pour un braconnier de lynx

Aigle (VD) - ATS

Un braconnier de la région d'Aigle (VD) a écopé de trois mois de prison avec sursis pendant trois ans pour avoir piégé puis abattu un lynx. Frustré de n'avoir pas obtenu son permis de chasse, le quinquagénaire braconnait chaque année des animaux.

C'est un peu par hasard qu'il s'en est pris à un lynx. «L'homme avait installé des trappes à renards à proximité de son domicile», a expliqué le juge d'instruction Jean-Luc Reymond. En 2002, un lynx a pénétré dans cette cage et le braconnier l'a abattu.

Recalé aux examens, l'intéressé pratiquait depuis plusieurs années la chasse de manière illégale tout en respectant certaines règles. Le cas du lynx excepté, il ne s'attaquait en principe pas à des espèces protégées et respectait notamment les quotas imposés aux chasseurs, a expliqué le juge.

Le braconnier, qui avait un casier judiciaire vierge, a été condamné à trois mois de prison avec sursis et à une créance compensatrice de 10'000 francs pour les dommages commis à la faune. Un jugement "proportionné", selon le conservateur de la faune Sébastien Sachot qui rappelle que la peine peut aller jusqu'à un an de prison.

Il est relativement rare qu'un juge sanctionne par une peine de prison le braconnage d'un animal protégé. Souvent, les enquêtes n'aboutissent pas, comme dans l'affaire des lynx empoisonnés à Montricher (VD) en 2003.

© SDA-ATS News Service


13 décembre 2005

Pour avoir piégé et abattu un lynx, il risque gros

District d'Aigle - Quatre braconniers ont été pris la main dans le sac en avril dernier. Le principal suspect opérait sans permis de chasse. Et il s'en est pris à une espèce protégée ...

Patrick MONAY - 24 heures

Les faits remontent à 2002: l’homme a capturé un lynx et l’a abattu. Il a ensuite exposé la peau de l’animal chez lui./ alain rouèche - a


La justice vaudoise a élucidé une importante affaire de braconnage il y a huit mois.

Secret de l'enquête oblige, l'affaire n'a été révélée qu'hier par les autorités vaudoises: le 12 avril dernier, sur ordre du juge d'instruction de l'Est vaudois, plusieurs agents de l'Etat effectuent une perquisition chez un homme d'une cinquantaine d'années, domicilié dans le district d'Aigle. Ils y séquestrent une peau de lynx et une quinzaine de trophées de chasse tués illicitement depuis 1990, ainsi que des armes prohibées. L'individu en question n'est pas chasseur lui-même. Mais les investigations permettront d'identifier trois autres personnes ayant participé, «directement ou par complicité», à ces actes de braconnage.

«Nous avions depuis longtemps de forts soupçons à l'encontre de cet homme, confie Philippe Allamand, l'un des surveillants de la faune de l'Est vaudois. Nous avons attendu d'avoir suffisamment d'éléments concrets pour ouvrir une enquête. Le temps nous a donné raison. Une affaire comme celle-ci ne se produit que tous les trois ou quatre ans.»

Dans une cage

Le fait le plus grave concerne le lynx, espèce protégée en Suisse. C'était en 2002: «Le gars l'a capturé lui-même à l'aide d'une cage, puis il l'a abattu d'un coup de feu», explique Sébastien Sachot, conservateur vaudois de la faune. Soigneusement encadrée, la peau de l'animal était exposée dans l'appartement du braconnier.

Quant aux autres trophées saisis à son domicile, il s'agit de bêtes dont la chasse est légale (chamois et chevreuils), mais qui ont été abattues en nombre trop important et/ou hors des périodes autorisées. «Qui plus est, l'homme a tué lui-même une partie de ce gibier, alors qu'il n'a pas de permis de chasse», précise Sébastien Sachot.

Le principal intéressé a été relaxé après avoir été mis en garde à vue. Au terme de l'enquête (toujours en cours), il sera jugé. Pour avoir tué un lynx, il encourt une amende salée. Le Code pénal prévoit même une peine pouvant aller jusqu'à un an d'emprisonnement pour un tel délit. Selon nos informations, il aurait reconnu les faits. Ses trois complices présumés - tous trois chasseurs - devront aussi répondre de leurs actes devant la justice.

Outre les amendes qui leur seront probablement infligées, ces braconniers risquent fort de devoir payer des dommages et intérêts à l'Etat de Vaud, comme la loi le prévoit. Dans les tabelles fédérales, le «prix» d'un lynx s'élève à 3276 francs...

© Edipresse Publications SA


13 décembre 2005

L’esclandre de trop...

Jura vaudois
Braconnier pincé.

karim di matteo - 24 heures

Le 21 octobre, un chasseur a eu la gâchette trop facile au goût des autorités. Prétextant une attitude menaçante d'un grand tétras à l'encontre de son chien, il a abattu le volatile, protégé au niveau fédéral, dans la forêt du Marchairuz. L'animal était probablement un récidiviste: il aurait déjà semé la zizanie lors d'un pique-nique dans la région .

Sébastien Sachot, conservateur de la faune à l'Etat de Vaud, dédramatise: «Je n'ai pas connaissance d'un cas où un chien aurait été blessé par un grand tétras. Aucun incident avec blessure n'a été enregistré ces dix dernières années.» Habitant dans le district de Nyon, le chasseur a admis les faits. L'homme, qui aurait agi seul, encourt une amende et jusqu'à un an d'emprisonnement. Des sanctions civiles et administratives, notamment le retrait du permis de chasse, sont probables.

«Une enquête pénale a été requise par le juge d'instruction de La Côte, continue Sébastien Sachot. Notre service préfère attendre la fin de l'enquête pour porter plainte. Afin d'évaluer le plus précisément possible les éventuels dommages et intérêts.»

© Edipresse Publications SA


9 novembre 2005

Le meurtre de l’ourse Cannelle reconstitué

FRANCE

Une reconstitution de la mort de Cannelle, la dernière ourse née dans les Pyrénées, a eu lieu hier, à près de 1.200 mètres d'altitude, au dessus du village d'Urdos, dans la vallée d'Aspe. C’est là que Cannelle avait été abattue par un chasseur, René Marqueze (63 ans), il y a un peu plus d’un an. M. Marqueze a été mis en examen pour "destruction d'espèce protégée" par le tribunal de Pau, qui instruit cette affaire. Le but de la reconstitution, qui a duré environ quatre heures, est de déterminer si, comme il l’affirme, le chasseur avait tiré sur l’ourse en état de légitime défense. Les associations de défense des animaux affirment au contraire qu’il aurait pu s’enfuir.

© LPJ


3 octobre 2005

Il croit viser un animal et tire sur son ami

Develier (JU) - Un chasseur octogénaire lâche 90 plombs de chevrotine sur une cible non identifiée qui s'est avérée être son camarade de traque. La victime est dans un état inquiétant.

Jean-Pierre Molliet - Le Matin Online

Un chasseur de 47 ans de Courtételle était à l'affût dans une forêt très dense, lorsqu'il a été mitraillé par un de ses compagnons de traque. La méprise a failli tourner au drame.

Samedi matin, des copains de chasse se sont retrouvés, comme chaque année lors du jour de l'ouverture, sur les hauteurs de Develier. Les chiens venaient de lever une bête. L'un des tireurs, un octogénaire de Courfaivre a vu bouger une tache brune, qu'il a prise pour un chevreuil. Il a tiré. Immédiatement après, l'équipe a entendu les hurlements d'un Nemrod touché à une distance de moins de 20 m par une balle contenant 90 plombs de 4 mm. Le malheureux a reçu les projectiles de face, du visage à la poitrine. Il a été héliporté dans un hôpital bâlois. Hier, son état était stable, mais toujours très inquiétant.

«Le tireur a commis l'erreur de ne pas identifier la cible avant de tirer. Il sera dénoncé au procureur», indique l'inspecteur principal Koegler, qui précise que le contrôle d'alcoolémie s'est avéré négatif.

L'âge avancé du fautif relance la polémique concernant l'attribution à vie du permis de chasse. «Le droit fédéral impose au candidat de suivre une formation avant de pouvoir chasser. La compétence est donnée aux cantons pour gérer cet apprentissage qui varie énormément d'un Etat à un autre», regrette Christophe Noël, responsable de la chasse du canton du Jura.

Actuellement, au niveau romand, seul le canton de Vaud a instauré des épreuves périodiques de tir. La Fédération jurassienne des chasseurs a présenté la semaine passée au gouvernement une demande de subvention pour un projet d'installations de tir qui permettra de vérifier périodiquement les aptitudes des chasseurs. «Dès le 1er janvier 2006, les mesures d'applications de la nouvelle loi sur la chasse entreront en vigueur, précise Etienne Dobler, président de la fédération. Tous les chasseurs jurassiens seront régulièrement soumis à des tests qu'ils devront réussir pour renouveler la patente de chasse.»

D'autres cantons pourraient suivre, car des voix se sont fait dernièrement entendre au comité suisse de Diana pour que le principe des validations régulières devienne une règle appliquée partout dans le pays.


© Le Matin Online


22 juillet 2005

Le juge a prononcé un non-lieu dans l'affaire du tueur de lynx de Montricher

Montricher - Trois chasseurs suspectés d’avoir empoisonné au cyanure une femelle et son petit en septembre 2003 ont été entendus. Faute de preuves, le magistrat instructeur a décidé de clore le dossier.

Viviane Menétrey - 24 heures

Le 22 septembre 2003, une femelle lynx et son petit étaient retrouvés agonisant dans les bois de Montricher, au pied du Jura. Après enquête, le Service de la faune avait déposé plainte pénale pour empoisonnement au cyanure en décembre de la même année. Le 9 juin dernier, faute de preuves, le juge d'instruction en charge de l'enquête a conclu à un non-lieu.

Le coupable peut dormir tranquille. Du moins pour l'instant. Jean-Marie Ruede, juge d'instruction de La Côte en charge du dossier, est formel: le non-lieu qu'il a prononcé le 9 juin dernier suite à l'empoisonnement au cyanure d'une femelle lynx et de son petit dans les bois de Montricher en septembre 2003 est provisoire. Au moindre nouvel élément, l'enquête sera rouverte, cela durant dix ans, date de la prescription.

Perquisition à domicile
Près de deux ans d'investigations n'auront donc pas suffi à démasquer le ou les auteurs de cet acte qui avait fortement secoué le pied du Jura, région dans laquelle la réintroduction du lynx n'avait jusque-là pas posé problème. Après avoir entendu plusieurs témoins, les enquêteurs ont arrêté leurs soupçons sur trois empoisonneurs potentiels, des chasseurs. «La liste des suspects était longue, mais lors des témoignages, trois noms sont ressortis plus souvent que les autres», explique Jean-Marie Ruede. Ce dernier n'a d'ailleurs pas hésité à envoyer des policiers perquisitionner les domiciles des suspects. Sans succès. L'opération a été menée le même jour et à la même heure dans le Jura, le plateau et les Alpes où réside chacun d'eux.

Une «grande première» relève Sébastien Sachot, conservateur au Service de la faune: «D'habitude, ce type d'enquête ne va pas si loin. Nous avons également mis au point une procédure d'intervention plus rapide en collaboration avec la justice si de nouveaux cas devaient se produire.»

Une enquête «vouée à l'échec»

A l'époque, le service cantonal avait été montré du doigt par certains défenseurs de la nature. D'aucuns estimaient en effet que le service avait mis trop de temps à réagir - quatre mois - avant de déposer plainte pénale. «C'était volontaire car nous devions attendre les analyses de l'Institut de médecine légale, justifie Sébastien Sachot. De plus, l'expérience montre qu'une fois la nouvelle promulguée, les indices disparaissent du jour au lendemain.»

Une explication qui ne convainc pas les défenseurs du lynx. Me Olivier Trivelli, avocat-conseil de Pro Natura, a suivi de près le dossier. Pour lui, l'enquête était dès le départ «vouée à l'échec»: «Le juge d'instruction a fait correctement son travail. Mais avec ce laps de temps de quatre mois entre l'empoisonnement et l'ouverture de l'enquête, il a bien évidemment été impossible de retrouver la trace de l'auteur des faits. D'autant plus que la loi du silence règne dans ce milieu. Même dans le doute, le Service de la faune aurait dû tout de suite déposer plainte, quitte à conclure à une mort naturelle si l'autopsie du corps n'avait pas révélé de traces de poison.»


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